En 1958, les autorités militaires, implantées à proximité du centre historique de Strasbourg et désireuses de transférer leurs installations en dehors de l'agglomération, proposèrent aux autorités responsables, de leur remettre l'ensemble des vieilles casernes et des terrains d'exercice réunis sous le vocable d'Esplanade, soit un ensemble de plus de 170 hectares d'un seul tenant au coeur d'une ville en expansion.
La Ville de Strasbourg se trouve placée devant une double responsabilité. Il s'agit, en premier lieu, de valoriser de manière rationnelle ce nouvel apport à son patrimoine immobilier, sans oublier les nécessités de la croissance et les besoins de la population.
Dès lors, la Ville de Strasbourg se trouve confrontée à plusieurs difficultés puisque doivent coexister, sur une zone de 75 hectares, des surfaces d'habitation, des surfaces commerciales et de bureaux, ainsi que des unités d'enseignement et de recherches occupant à elles seules quelques 17 hectares. Il faut ajouter à ceci que l'ensemble de l'opération se devait d'être menée avec le souci de résoudre les multiples problèmes liés à la qualité de la vie.
C'est donc en respectant les impératifs de l'économie, d'une part, et de l'environnement, d'autre part, que la Ville de Strasbourg, avec le concours de la S.E.R.S., s'efforce de mener à bien la valorisation et l'intégration à la cité de l'ancien quartier militaire de l'Esplanade.
L'impératif de la qualité de la vie a également été respecté puisque les espaces verts représentent 30 % de la surface totale de ce quartier, dont 12,5 hectares pour l'aménagement du Parc de la Citadelle, véritable chef-d'oeuvre de l'architecture militaire par Vauban en 1861 et aujourd'hui classé à l'inventaire des Monuments Historiques.