Avec la mise en chantier du premier projet strasbourgeois d'autopromotion en septembre à Strasbourg, à l'initiative de l'association Eco-Quartier, cette nouvelle manière d'habiter acquiert une légitimité institutionnelle qui pourrait favoriser l'éclosion du marché. Le projet, lauréat de l'appel à projets régional Basse consommation, intègre des logements conçus sur mesure pour onze familles, mais aussi une salle de fêtes et de réunions de 40 m2, une chambre d'amis avec salle de bains de 15 m2, et une buanderie de 20 m2. « Dans nos nouvelles opérations d'aménagement, nous prévoyons de réserver une parcelle à un projet d'autopromotion», annonce Eric Hartweg, directeur opérationnel de la Société d'équipement de la région de Strasbourg (Sers). Une autre impulsion provient du Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement du Bas-Rhin, organisateur de plusieurs réunions publiques consacrées à l'autopromotion. « Plusieurs groupes nés de ces rencontres poursuivent leur prospection foncière», témoigne Bruno Parasote, président d'Eco-Quartier et directeur des services techniques d'Illkirch-Graffenstaden (sud de Strasbourg). Au CAUE, à la Sers ou au parc naturel régional des ballons des Vosges, un même argument revient: en rendant la densité attractive, l'autopromotion apparaît comme un antidote à l'étalement urbain.