Habitat, transports, planification. L'Adeus (Agence de développement et d'urbanisme de l'agglomération strasbourgeoise) met en avant ce triptyque pour synthétiser son programme d'actions à court terme.
En attendant l'élaboration du nouveau PLH (Programme local de l'habitat) de la communauté urbaine de Strasbourg, elle poursuit la mise en oeuvre du Sozha (Schéma d'orientation des zones d'habitat) découlant de l'actuel programme qui arrive à échéance cette année. Son rôle consiste en l'analyse, puis la programmation urbaine, de quatre à six zones par an, parmi les 119 dont 25 rapidement urbanisables que le Sozha a identifiées comme pouvant concrétiser les objectifs en vogue de mixité, de densité, de diversité de typologie et de desserte par les transports publics.
L'agence accompagnera également le conseil général du Bas-Rhin dans la rédaction d'un document-cadre sur la politique du logement de ce département délégataire de l'aide à la pierre.
Dans le domaine des déplacements, l'Adeus se montre prête à décliner dans les faits son concept de l'urbanisation prioritaire autour des liaisons de transports en commun. Elle publie un Atlas des transports de l'Eurodistrict Strasbourg-Kehl-Ortenau.
L'urbanisme réglementaire demeurera toutefois son "gros morceau". La maîtrise d'oeuvre du précoce Scot de la région de Strasbourg (Scoters), approuvé dès mi-2006, lui a conféré une expertise qui n'a pas échappé aux syndicats mixtes voisins. Après avoir rédigé le schéma de l'Alsace du nord arrêté fin 2007, l'Adeus s'attelera, après les municipales, au DOG et au PADD du Scot haut-rhinois Colmar-Rhin-Vosges rassemblant 146 000 habitants.
Dans le Bas-Rhin, même s'ils n'ont pas tous travaillé avec elle, les syndicats mixtes réunis en Inter-Scot ont salué à leur manière ce savoir-faire en adhérant à l'agence fin 2007. Autre reconnaissance : la participation à la rédaction du Plan d'aménagement général de la ville de Luxembourg, un équivalent des PLU qui mobilisent l'agence en Alsace.
En dépit de ce carnet de commandes bien rempli, la structure de 50 personnes entend élargir son champ d'intervention au développement économique. Sur ce terrain, qu'elle a moins pratiqué, elle souhaite se positionner comme "tête de réseau d'un observatoire d'agglomération", à l'instar de sa consoeur lyonnaise pour l'Opale (Observatoire partenarial lyonnais en économie). L'année 2008 devrait en poser les premiers jalons.
Article de M. Christian Robischon, extrait de l'édition "Urbapress Information" du 12 mars 2008